Côte d’Ivoire/Alladé Djiman (Interview): « Nous jeunes Gors de Bongouanou sommes retournés au FPI »

par | Nov 24, 2021 | Afrique de l’Ouest, Côte d’ivoire, Politique

Alladé Djiman, connu sous le pseudonyme de Jupiter est le premier responsable des jeunes proches de Laurent Gbagbo, identifié sous l’appellation JFPI-GORS à  Bongouanou, ville du centre-est de la Côte d’Ivoire. Par Gor, entendez « Gbagbo ou rien ».  Lui et ses camarades ont rejoint  Pascal Affi N’guessan, le président du Front populaire ivoirien (FPI). Dans cette interview, il explique les raisons pour lesquelles ils ont lâché l’ex-président de la République Laurent Gbagbo. Pour eux, Affi N’guessan est porteur d’espoir et d’espérance.

 

Universel Médias : Vous êtes connus comme le Fédéral de la JFPI-Gor à Bongouanou. Contre toute attente,  vous avez été aperçu  au congrès extraordinaire du FPI, le 13 novembre dernier. Doit-on comprendre que vous êtes de retour au FPI ou bien vous étiez un simple invité?

Alladé Djiman : Je n’étais pas un simple invité. J’y étais pour matérialiser mon retour au sein du FPI. Je suis militant du FPI désormais.

U.M : Alors,  y a-t-il des raisons pour lesquelles vous n’avez pas suivi Laurent Gbagbo au PPA-CI ?

A.D : Oui il y a des raisons et elles sont multiples.  La crise au sein du FPI a connue depuis le 9 août 2021, un dénouement avec le refus du président Gbagbo de discuter  et son annonce fracassante de laisser l’enveloppe au président  Affi, pour créer ce qui est appelé aujourd’hui le PPA-CI. Ce refus de négociation entre camarades, a été la première pilule que nous avons difficilement acceptée.  En plus, s’est ajoutée la question de la gestion de l’ex première dame Simone Ehivet Gbagbo, son épouse. Nous avons tous décrié cela. Et  depuis la création du PPA-CI, nous assistons à une nouvelle guerre de positionnement avec son corollaire de dénigrements. Au vue de tous ces manquements, nous anciens responsables de fédération JFPI-GORS de Bongouanou,  en accord avec nos camarades militants, qui avions accueillies avec joie et effervescence l’arrivée du président Gbagbo, avons décidé de notre retrait de toutes les activités du PPA-CI et de  notre retour sans condition au FPI, notre parti d’origine.

U.M : Retournez-vous au FPI en singleton ou avec les membres de votre bureau et des militants ?

A.D : En qualité de fédéral, je viens avec tous mes collaborateurs. Pour votre information, j’ai été coordinateur de la Fesci de la région du N’zi-Comoe. A Bongouanou, jusqu’à preuve de contraire,  je dirige des mains des maîtres la Fédération de la jeunesse autrefois proche du président Gbagbo. C’est pour vous dire que c’est d’un commun accord avec les animateurs locaux qui sont sous ma responsabilité que nous avons décidé de rejoindre notre parti d’origine, le FPI.

U.M : Fédéral, qu’est-ce qui vous a marqué chez le président Affi  pour que vous retournez dans ses bras ?

A.D : Vous savez la fausseté ou la véracité d’une chose se vérifie après démonstration. Nous avions mis du temps pour comprendre. Aujourd’hui nous voyons en le  président Affi, le porteur d’espoir et d’espérance. La flamme qui viendra balayer la pénombre des prédateurs qui ont semé misère, pauvreté, chômage et désolation au sein d’une jeunesse qui est en quête de repère.

U.M : N’est-ce pas le fait  que  vous soyez  de la même région que lui que vous avez décidé de vous joindre à lui?

A.D : Non pas du tout. La politique est une conviction et un choix. Le président Affi  constitue aujourd’hui la 4ème  force politique en Côte d’Ivoire. Après les présidents Ouattara, Bedié et Gbagbo, qui d’ailleurs ne seront pas candidats car dépassés,  c’est le président Affi. Retournons un peu dans l’histoire.  En France, Mitterand  a affronté De Gaulle, le grand libérateur de la France,  sachant bien qu’il allait perdre les élections. En 1990,  il y avait le PS de  Bamba Mory Fere , le PIT de Francis Wodie et le FPI du président Gbagbo. Aucun des deux  premiers cités n’as eu le courage d’affronter le président Houphouët-Boigny  en son temps, sauf  Laurent Gbagbo. Plus tard,  il est devenu président. Idem  pour le président Mitterrand.  En 2015,  le président Affi a affronté le président Alassane Ouattara  avec tout ce que nous savons. Et aujourd’hui c’est le président Affi qui s’oppose au président Gbagbo qui a affronté le père fondateur Houphouët. Suivez mon regard ! Le président Affi est sur le chemin de la présidence. Je suis avec le président Affi parce qu’il a le meilleur profil parmi toute cette nouvelle génération de jeunes. Il a plus d’expérience que cette  soi-disant nouvelle génération. C’est l’homme qu’il nous faut pour cette côte d’ivoire nouvelle.

U.M : Regrettez-vous d’avoir été Gor?

A.D : Je ne regrette pas d’avoir été Gor (Gbagbo ou rien), car l’erreur d’aujourd’hui est pour moi une victoire pour demain.

Alladé Djiman, connu sous le pseudonyme de Jupiter

U.M : Maintenant que vous êtes au FPI qu’est-ce entendez-vous faire pour ce parti?

A.D : Nous sommes venus nous mettre au service du FPI. Nous sommes de retour pour travailler à  la victoire de ce parti en 2025. C’est pourquoi  nous invitons nos camarades du FPI à accepter notre retour et à travailler ensemble pour notre réinsertion au sein des instances du parti, afin de contribuer  au combat du président Affi dans sa vision d’une Côte d’Ivoire nouvelle.

U.M : Quel message lancez-vous à vos camarades de   votre ancienne formation politique?

A.D : L’essentiel n’est pas de faire ce que les autres ont fait, mais de regarder l’esprit dans lequel ils ont fait pour le réaliser et l’adapter aux réalités du moment. Le principe est que on ne peut pas tout savoir, mais on doit savoir où tout se trouve. Qu’ils  nous rejoignent  au FPI,  pour que triomphe la seule volonté de la population en 2025, pour que brillent les flammes de la justice afin que s’éteignent à jamais celle de l’escroquerie et de l’hypocrisie, pour mieux relever le défi de former une vraie famille. Comme le dit la  maxime, « le voté est l’esclave du votant ». En d’autres termes,  nous devons et il est de notre devoir de travailler.  Nos camarades doivent savoir que chaque temps a un leader et chaque leader a son temps. Un leader dont le temps est passé est un leader dépassé car il est incompris parce que toujours en train d’émettre des difficultés à comprendre les exigences du moment. La Bible déclare que : Mieux vaut un jeune homme pauvre et sage qu’un roi vieux et insensé qui ne sait plus écouter les conseils (Ecclésiaste 4 v 13). Donc, qu’ils nous rejoignez-nous au FPI c’est donner un souffle nouveau à la Côte d’Ivoire. 

Interview réalisée par

Isaac Kone

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